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Creux de tension, sag, dip et coupure : définitions, causes et tenue des équipements

Un sag (IEEE) et un dip (IEC) désignent le même événement : la tension tombe entre 10 et 90 % pendant une demi-période à une minute. Plus profond, c’est une coupure. La tenue aux creux expliquée.

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  • Inspector V4 · Portable V4
  • Mis à jour le 10/2026

Un « dip » et un « sag » désignent le même événement : une baisse brève de la tension efficace, causée en général par un défaut ou par le démarrage d’un gros moteur quelque part sur le réseau. « Dip » est le terme IEC et européen, « sag » le terme IEEE et nord-américain ; en français, on parle de creux de tension. Une coupure est le cas extrême, où la tension disparaît presque entièrement. La distinction compte, car les creux sont la première cause d’arrêt des lignes de production, des variateurs et des équipements médicaux — et pourtant ils sont si brefs que personne ne les voit se produire.

Ce guide explique comment chacun est défini, pourquoi deux rapports sur le même événement peuvent sembler différents, et comment savoir si votre équipement aurait dû le supporter.

Les définitions côte à côte

IEEE 1159IEC 61000-4-30 / EN 50160
NomSagDip (creux)
Commence quandLa tension efficace tombe entre 0,1 et 0,9 puLa tension efficace passe sous le seuil de creux, généralement 90 % de la tension déclarée
Durée0,5 période à 1 minuteDu franchissement du seuil jusqu’au retour au-dessus du seuil plus l’hystérésis (souvent 2 %)
Devient une coupureSous 0,1 puSous le seuil de coupure, souvent 5 % ou 10 % selon l’instrument et la région
Sous-catégoriesInstantané (0,5–30 périodes), momentané (30 périodes–3 s), temporaire (3 s–1 min)Classés dans un tableau selon la tension résiduelle et la durée

Sources : Terminologie IEEE, CSE, Note de Schneider Electric sur les creux dans l’EN 50160, Définitions IEEE 1159, Power Monitors.

Au-delà d’une minute, il ne s’agit plus d’un événement de courte durée, mais d’une sous-tension ou d’une coupure longue.

Tension résiduelle ou profondeur : la confusion la plus fréquente

Il existe deux façons de décrire la sévérité d’un creux :

  • Tension résiduelle : la tension efficace la plus basse pendant l’événement, en pourcentage de la nominale. « Un creux jusqu’à 70 %.”
  • Profondeur : de combien la tension a chuté. « Un creux de 30 %. »

Les deux décrivent le même événement. Les rapports IEC et la plupart des instruments récents utilisent la tension résiduelle ; beaucoup de rapports anciens et de conversations utilisent la profondeur. Avant de comparer deux rapports, ou un rapport à la spécification d’un équipement, vérifiez laquelle chacun emploie. Les confondre transforme sur le papier un événement bénin en événement grave.

Pourquoi des creux brefs arrêtent des processus longs

Un creux de 100 millisecondes dure cinq ou six périodes. C’est assez pour :

  • faire retomber les bobines des contacteurs qui maintiennent un démarreur moteur fermé ;
  • faire déclencher un variateur de vitesse sur sous-tension du bus continu ;
  • réinitialiser un automate ou un contrôleur à l’alimentation fragile ;
  • interrompre une séquence d’IRM ou de scanner, qu’il faudra recommencer.

Le redémarrage du processus peut prendre des heures alors que l’alimentation est revenue en une fraction de seconde. C’est pourquoi notre guide sur les creux de tension et les arrêts de production commence par les horodatages : rapprocher chaque arrêt d’un événement enregistré est le seul moyen de prouver la cause.

D’où viennent les creux

  • Les défauts sur le réseau du distributeur, souvent sur un autre départ ou sur le réseau de transport, éliminés par les protections en quelques périodes. Ils causent la majorité des creux et échappent à votre contrôle.
  • Le démarrage de gros moteurs sur votre propre site, en particulier les démarrages directs sans démarreur progressif.
  • La mise sous tension de transformateurs et autres forts courants d’appel.
  • Les défauts internes au site, sur une autre branche de votre propre distribution.

Un enregistrement qui capture la forme d’onde avant et après l’événement aide à les distinguer : un creux dû à un défaut est en général brutal et bref ; un démarrage de moteur fait baisser la tension plus progressivement, qui remonte à mesure que le moteur accélère.

Mon équipement aurait-il dû tenir ?

Deux courbes de référence répondent à cette question :

  • La courbe ITIC (CBEMA) décrit ce que doit supporter un équipement informatique courant : tout creux de moins de 20 ms, une tension résiduelle de 70 % jusqu’à 0,5 s, de 80 % jusqu’à 10 s et de 90 % au-delà.
  • SEMI F47 fixe l’exigence pour les équipements de fabrication de semi-conducteurs : 50 % de tension résiduelle pendant 200 ms, 70 % pendant 0,5 s et 80 % pendant 1 s (note d’application Advanced Energy). Elle sert aussi largement de référence pour les automatismes industriels.

Si un événement se situait à l’intérieur de ces courbes et que votre équipement a quand même déclenché, la faiblesse est dans l’équipement ou ses réglages. S’il était à l’extérieur, le problème vient de l’alimentation ou des équipements de secours. Notre outil de vérification de tenue aux creux place n’importe quel événement sur les deux courbes.

Comment Inspector enregistre les creux

Inspector classe creux, surtensions, coupures et variations rapides de tension conformément à l’IEC 61000-4-30 et stocke chaque événement avec 5 périodes de forme d’onde avant et 5 après. On voit ainsi non seulement la tension résiduelle et la durée, mais aussi comment l’événement a commencé et s’est terminé — ce qui distingue un défaut réseau d’un démarrage de moteur. Avec les alertes par SMS, e-mail ou application, l’équipe est informée avant même l’appel du chef de poste.

Vous ne savez pas si des creux expliquent vos arrêts inexpliqués ? Parlez à un ingénieur Inspector ou faites l’évaluation gratuite.

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